Les soins traditionnels au service de l'enfant
Bien être et santé de l'enfant avec la médecine chinoise
Le Xiao er Tuina , par son effet de stimulation physique, permet d'activer la circulation de l'énergie vitale et du sang, à désobstruer les méridiens et à assouplir les articulations, selon le Neijing).
Les textes les plus importants de la dynastie Ming
qui décrivent ces méthodes
Xiao Er An Mo Mi
Lu (小儿按摩秘录) de
Gong Ting-xian (龚廷贤)
Traduit par « Le Secret du massage pour jeunes enfants »,
cet ouvrage est l'un des piliers historiques. Il codifie les huit manœuvres
fondamentales spécifiques au Tuina pédiatrique (pousser, frotter, saisir,
pincer, etc.) et popularise l'utilisation de zones linéaires (comme les lignes
le long des bras de l'enfant) plutôt que de simples points d'acupuncture.
Zhen Jiu Da Cheng (针灸大成 ) de Yang
Jizhou (杨继州)
Bien qu'il s'agisse de la plus célèbre encyclopédie
d'acupuncture de l'époque, le 10ème et dernier chapitre est entièrement
consacré au Bian Zheng spécifique de l’enfant, notamment l’observation de la
veinule de l’index et aux manœuvres de massage pour les enfants.
Chen Shi Xiao Er An Mo Jing (陈氏小儿按摩经) de Chen Yu-fa (陈宇法)
Le « Classique du massage des enfants de la famille Chen »
est considéré comme le premier manuel autonome entièrement dédié au massage
pédiatrique. C'est dans ce texte que l'on voit apparaître la théorie selon
laquelle les organes des enfants sont fragiles, leur méridiens immatures, et
qu'ils nécessitent des touchers légers, fluides et rapides.
Xiao Er Tui Na Mi
Jue (小儿推拿秘诀) de Zhou Xiaofeng (周晓峰)
Les « Secrets du Xiao Er Tuina ». Ce livre a formalisé les
systèmes de diagnostic par l'observation des doigts de l'enfant (observation de
la veinule de l'index ou San Guan) et décrit précisément l'usage de médiums
pour lubrifier la peau de l'enfant pendant les manipulations (comme l'eau de
menthe, le jus de gingembre ou la poudre de talc).
Exemples de manœuvres « Ming »
- 推脾经
(Tui Pi Jing) : « Pousser le méridien de la Rate » – Consiste à
pousser de l'extrémité du pouce de l'enfant vers sa base pour tonifier son
énergie digestive.
- 运八卦
(Yun Ba Gua) : « Faire circuler les 8 Trigrammes » – Un
mouvement circulaire continu dans la paume de la main de l'enfant pour
régulariser le Qi et calmer la toux ou l'agitation.
- 捏脊
(Nie Ji) : « Pincer l'épine dorsale » – Une manœuvre consistant
à pincer et faire rouler la peau le long de la colonne vertébrale, de bas
en haut, pour stimuler l'immunité et la croissance de l'enfant.
- Le premier volume parle de l'identification des syndromes et des qualités du pouls. Les prescriptions, les diagnostics et les syndromes possibles chez les nourrissons sont discutés.
- Dans le deuxième volume on y trouve, une étude de 23 cas jusqu'à 23 traités par Qian Yi.
- Le troisième et dernier volume explique les formules de phytothérapie les plus courantes, les compatibilités entre les herbes et les matières médicales et leur dosage spécifique.
La spécialité a continué à se développer pendant la dynastie des Ming (1368-1644 AD), et successive transmis en tant que tel au Japon et en Corée dans une évolution permanente reliant tradition ininterrompue aujourd'hui.
Est-ce que le xiao er Tuina a ses limites ?
À cela, l’usage des pochons aux herbes chaudes, s’est imposé comme une évidence clinique. En effet, le Li Yue Pian Wen affirme : « les traitements externes suivent les mêmes principes que les traitements internes ». L'application du pochon agit par la Surface (Biao), mais vise un rééquilibrage interne, avec une efficacité remarquable dans les asymétries du nourrisson, les spasticités des tableaux Wu Ying et la prévention tissulaire des Wu Ruan.
L’évolution de l’enfant est souvent lente, mais elle reste toujours progressive et positive, dès lors que l’approche est cohérente, individualisée et pluridisciplinaire.
Le shonishin, qui se pratique sans aiguille, a l’avantage d’être doux et adapté aux nourrissons, enfants et adolescents, favorisant ainsi une meilleure acceptation et une approche thérapeutique moins stressante. Cette intégration illustre bien que les soins sino-japonais pour enfant ne se limite pas aux soins des tout-petits, mais doit aussi s’adapter aux besoins évolutifs des enfants plus âgés et adolescents, en combinant savoir-faire traditionnel et innovation thérapeutique.
Ces observations rejoignent ce que l’on retrouve dans la littérature et les témoignages de praticiens spécialisés dans les soins pour enfants, qui soulignent l’efficacité du Shonishin pour améliorer la posture, le développement sensori-moteur et rééquilibrer l’énergie de l’enfant tout en étant sécuritaire et non invasif ;
En somme, l’adaptation de la pratique enseignée, associent des méthodes du Xiao er Tuina et du Shonishin démontrant une véritable ouverture vers des solutions complémentaires qui répondent aux défis cliniques complexes, tout en respectant le bien-être global des enfants.